Vous n’avez pas un problème de compétence. Vous avez un problème de méthode commerciale.
La plupart des indépendants que nous accompagnons sont de très bons techniciens. Ils maîtrisent leur sujet mieux que quiconque, mais la vente leur semble floue, inconfortable, parfois même un peu suspecte. Ce guide part d’une idée simple : la vente n’est pas un talent, c’est un processus. Et un processus, ça s’apprend, ça se découpe en étapes, et ça se fait aider par l’IA.
Ce que l’on croit souvent
- Vendre, c’est convaincre quelqu’un qui n’a rien demandé.
- Il faut être à l’aise à l’oral et avoir du bagout.
- Si mon travail est bon, les clients viendront tout seuls.
- Prospecter, c’est envoyer beaucoup de messages.
- La vente s’arrête à la signature.
Ce qui se passe vraiment
- Vendre, c’est aider une personne qui a un problème à prendre une bonne décision.
- Il faut surtout savoir poser des questions et écouter. Les techniciens y excellent.
- Le bouche-à-oreille s’essouffle. Il faut un système qui tourne même quand vous êtes en mission.
- Prospecter, c’est contacter peu de personnes, bien choisies, avec un vrai motif.
- Le meilleur prospect est un client satisfait : il rachète et il recommande.
« L’IA ne vous remplacera pas. Mais une personne qui la maîtrise peut prendre de l’avance sur vous. »
Comment utiliser ce guide
- Suivez les étapes dans l’ordre la première fois. Chaque étape s’appuie sur la précédente : le message de l’étape 3 utilise la cible de l’étape 2, qui utilise le diagnostic de l’étape 1.
- Pour chaque étape, vous trouverez quatre choses : ce que vous devez faire, ce que l’IA fait pour vous, les outils à utiliser, et les prompts à copier.
- Remplacez tout ce qui est entre crochets dans les prompts par vos propres informations. Plus vous êtes précis, meilleure est la réponse.
- Cochez les actions au fur et à mesure. Vos cases restent cochées sur cet appareil, ce qui vous permet de reprendre où vous en étiez.
4CTR : six étapes, six assistants, un seul système
Nous appliquons l’IA à chaque moment clé de votre cycle commercial. Pour chaque étape, vous créez un assistant spécialisé, comme si vous recrutiez une petite équipe commerciale autour de vous.
Notre fil rouge : Julien, expert en cybersécurité
Julien a quitté une ESN pour s’installer à son compte. Il sécurise les systèmes informatiques des PME. Techniquement, il est irréprochable. Commercialement, il vit de deux clients historiques et de quelques recommandations, sans savoir d’où viendra la prochaine mission. Nous allons suivre Julien à chaque étape pour rendre chaque conseil concret.
Créez votre assistant commercial avant de vous lancer
Un assistant IA qui ne vous connaît pas produit des textes génériques. Un assistant qui connaît votre offre, vos clients et votre façon de parler produit des textes que vous pouvez envoyer presque tels quels. La différence se joue en quinze minutes de configuration.
Ce que vous faites
Ce que l’IA fait pour vous ensuite
- Elle connaît votre métier sans que vous ayez à le réexpliquer à chaque conversation.
- Elle reprend votre vocabulaire, votre ton et vos vraies références.
- Chaque prompt de ce guide devient plus court à remplir, car le contexte est déjà là.
- Vous pouvez créer un Projet par étape du parcours, ou un seul Projet commercial pour tout le cycle.
P0.1Les instructions de votre assistant commercialÀ coller une seule fois dans les instructions de votre Projet
Tu es mon assistant commercial. Tu m’accompagnes sur tout mon cycle de vente : diagnostic, ciblage, prospection, rendez-vous, suivi, fidélisation. Qui je suis : Prénom et activité : [prénom, métier, statut : indépendant, micro-entreprise, TPE] Ce que je vends : [vos offres principales, avec leur prix indicatif] Ma promesse en une phrase : [J’aide (cible) à (résultat) grâce à (méthode)] Mes clients actuels : [secteurs, tailles, types d’interlocuteurs] Mes meilleures références : [2 ou 3 exemples de missions réussies, avec le résultat obtenu] Ce qui me différencie : [votre méthode, votre parcours, votre spécialité] Ma zone géographique : [zone] Comment je veux que tu travailles avec moi : - Je suis un expert de mon métier, mais je ne suis pas commercial de formation. Explique simplement, sans jargon de vente, et donne-moi toujours des exemples concrets. - Si une information te manque pour bien répondre, pose-moi la question avant de produire. - Ne présente jamais une hypothèse comme un fait. Sépare ce qui est vérifié de ce qui reste à confirmer. - N’invente jamais de chiffres, de références clients ou de résultats. - Pour tout texte destiné à un client ou un prospect : ton professionnel, humain et direct, vouvoiement, phrases courtes, aucune formule commerciale toute faite du type « je me permets » ou « n’hésitez pas ». - Sois franc : si une idée, un message ou une stratégie est faible, dis-le et propose mieux. - Réponds en français.
ComprendreVotre assistant : le consultant
En une phrase : avant de chercher de nouveaux clients, regardez d’où viennent vos clients actuels, ce qu’ils achètent vraiment et ce qui bloque vos ventes.
Pourquoi cette étape compte
Beaucoup d’indépendants se lancent directement dans la prospection et s’épuisent à contacter tout le monde. Le diagnostic évite cette erreur. Il répond à trois questions : qu’est-ce que je vends le mieux, à qui, et qu’est-ce qui m’empêche d’en vendre davantage. Souvent, la première source de chiffre d’affaires facile est déjà dans votre carnet d’adresses : un ancien client à relancer, une offre complémentaire jamais proposée.
Ce que vous faites
Ce que l’IA fait pour vous
- Elle joue le rôle d’un directeur commercial externalisé qui pose un regard extérieur et sans complaisance.
- Elle repère les offres à plus fort potentiel et le chiffre d’affaires que vous laissez sur la table.
- Elle reformule votre offre du point de vue du client, avec ses mots à lui.
- Elle classe vos actions par impact, facilité et délai, pour que vous commenciez par ce qui rapporte vite.
L’exemple de Julien
Avant : « Je fais de la cybersécurité. » Après le diagnostic : « J’aide les dirigeants de PME de 20 à 200 salariés à se protéger d’une cyberattaque et à rassurer leurs clients et leur assureur, grâce à un audit en 5 jours et un plan d’action priorisé. » Le diagnostic lui révèle aussi que ses deux meilleurs clients sont des cabinets d’expertise comptable, et qu’il n’a jamais proposé de contrat de suivi annuel à aucun d’eux.
Les outils
Outil = le plus simple pour démarrer. Les autres sont des alternatives équivalentes.
Les prompts
P1.1Le diagnostic commercial de votre activitéAtelier 1, avec Claude ou ChatGPT
Tu es un consultant senior en développement commercial, spécialisé dans l’accompagnement des indépendants, des micro-entrepreneurs et des petites entreprises. Tu as aidé des centaines de professionnels à structurer leur développement commercial. Ton style est direct, concret, sans jargon technique et orienté résultats. Avant de répondre, si une information ci-dessous te semble incomplète ou trop vague pour construire une recommandation solide, pose-moi la question précise qui te manque avant de donner ton analyse. Voici mon contexte : Mon activité : [décrire l’activité] Mes principales offres : [liste des offres et leur prix] Mes clients actuels : [secteur, taille, type d’interlocuteur] Origine de mon chiffre d’affaires : [exemple : 80 % par recommandation, 20 % par prospection directe] Mes principales difficultés commerciales aujourd’hui : [préciser] Le temps que je peux consacrer chaque semaine à la prospection : [préciser] Mon objectif à 3 mois : [exemple : 2 clients de plus par mois, diversifier ma clientèle] Avant de démarrer ton analyse, reformule en 2 phrases ce que tu as compris de mon activité, pour t’assurer que nous sommes alignés. Ensuite, analyse mon activité comme si tu étais mon directeur commercial externalisé, et identifie les opportunités les plus accessibles à court terme. Structure ta réponse ainsi : 1. Diagnostic en une phrase : la phrase qui résume ma situation commerciale actuelle, aussi honnête que possible. 2. Mes 3 offres à plus fort potentiel commercial, et pourquoi. 3. Les profils clients à cibler en priorité, et les raisons précises. 4. Les problèmes réels de mes clients auxquels mon offre répond, pas ceux que je crois résoudre. 5. Les 3 freins qui limitent aujourd’hui mes ventes. 6. Le chiffre d’affaires que je laisse sur la table : ventes additionnelles, offres complémentaires, anciens clients ou prospects à réactiver. 7. Mes 5 actions commerciales prioritaires pour les 30 prochains jours, dans un tableau à 3 colonnes : impact sur le chiffre d’affaires (fort, moyen, faible), facilité de mise en œuvre (facile, moyen, difficile), délai avant premier résultat (immédiat, court terme, moyen terme). Contraintes : appuie-toi uniquement sur les informations que je t’ai données, aucun conseil générique. Sois direct, même si le constat est inconfortable. Réponds en français, ton professionnel et concret, sans anglicisme inutile.
P1.2Clarifier votre offre et votre promessePour passer de « ce que je fais » à « ce que le client y gagne »
Tu es expert en positionnement d’offre pour les indépendants techniques. Voici comment je décris mon activité aujourd’hui : [votre description actuelle, telle que vous la diriez à un inconnu] Voici mes compétences et ce que je livre concrètement : [liste] Voici mes clients types et les problèmes qu’ils avaient avant de travailler avec moi : [exemples] Voici les résultats obtenus pour eux : [résultats concrets, chiffrés si possible] Mon problème : je décris ce que je fais, pas ce que mes clients y gagnent. 1. Propose 5 formulations de ma promesse sur le modèle « J’aide [cible] à [résultat] grâce à [méthode] », de la plus prudente à la plus percutante. Chacune doit tenir en une phrase et être compréhensible par un dirigeant non technicien. 2. Indique celle que tu recommandes et pourquoi. 3. Liste les 5 mots ou expressions techniques que j’utilise et qui risquent de perdre mon client, avec pour chacun une traduction simple. 4. Propose un escalier d’offres en 3 marches : une porte d’entrée simple et peu risquée pour le client, mon offre principale, et une offre de suivi récurrente. Pour chaque marche, donne un nom, un contenu et une fourchette de prix cohérente avec mon prix actuel, en précisant qu’il s’agit d’une hypothèse à valider. Ne promets aucun résultat que je ne pourrais pas garantir. Réponds en français, sans jargon marketing.
CiblerVotre assistant : le prospecteur
En une phrase : arrêtez de parler à tout le monde. Décrivez précisément le client qui a le plus de chances d’acheter, puis allez chercher ceux qui lui ressemblent.
Quatre notions à connaître, sans jargon
Le client idéal (ICP)
Le type d’entreprise qui a le plus besoin de vous et les moyens de vous payer. On le décrit par le secteur, la taille, la zone géographique et la situation. Exemple : PME de 20 à 200 salariés, en Île-de-France, qui manipulent des données sensibles.
Le persona
La personne qui décide dans cette entreprise : sa fonction, ses priorités, ses inquiétudes, ses mots. Exemple : le dirigeant ou le directeur administratif et financier, qui craint surtout l’arrêt de l’activité et la perte de confiance des clients.
Le signal d’achat
Un événement qui rend votre offre utile maintenant : recrutement, déménagement, levée de fonds, nouvelle réglementation, changement de dirigeant, incident dans le secteur. C’est votre meilleure raison de contacter quelqu’un aujourd’hui plutôt que dans six mois.
La qualification
Une note qui vous dit si un prospect mérite votre temps : correspond-il à votre cible, a-t-il un besoin, est-ce urgent, peut-il payer, pouvez-vous joindre le décideur ? Vous traitez d’abord les mieux notés.
Ce que vous faites
Ce que l’IA fait pour vous
- Elle déduit votre client idéal de vos meilleurs clients réels, pas d’une théorie.
- Elle imagine les situations qui déclenchent le besoin, et les signaux pour les repérer.
- Elle vous prépare les filtres LinkedIn et les recherches Google prêts à l’emploi.
- Elle analyse le site et l’actualité d’une entreprise pour la qualifier en deux minutes.
- Elle nettoie, dédoublonne et note votre liste de prospects.
L’exemple de Julien
Client idéal : cabinets d’expertise comptable et d’avocats de 15 à 80 personnes en Île-de-France. Décideur : l’associé gérant. Signaux d’achat : un cabinet qui recrute un responsable informatique, qui ouvre un deuxième bureau, ou dont un confrère vient de subir une cyberattaque. Julien passe de « toutes les PME » à une liste de 60 cabinets précis.
Les outils
Les prompts
P2.1Construire votre profil client idéal et votre grille de qualificationAtelier 2, avec Claude ou ChatGPT
Tu es expert en prospection B2B et en acquisition de clients. Avant de répondre, si une information ci-dessous te semble incomplète ou trop vague pour construire une recommandation solide, pose-moi la question précise qui te manque avant de poursuivre. Mon activité : [activité] Mon offre : [offre] Prix moyen : [prix] Zone géographique : [zone] Les types de clients que j’accompagne actuellement : [clients] Mes 2 ou 3 meilleurs clients actuels, ceux avec qui ça se passe le mieux, et ce qui les caractérise : [exemples concrets] Mon objectif est d’identifier les prospects qui ont le plus de chances d’acheter mon offre. Avant de construire mon profil client idéal, reformule en 2 phrases ce que tu as compris de mon activité et de mon offre. Construis ensuite mon profil client idéal en t’appuyant en priorité sur mes meilleurs clients actuels, pas sur une théorie générique. Détermine : 1. Les secteurs d’activité les plus pertinents. 2. La taille des entreprises à cibler. 3. Le type d’interlocuteur ou de décideur à contacter. 4. Les problèmes que ces entreprises rencontrent probablement. 5. Les événements ou situations qui pourraient déclencher leur besoin. 6. Les signaux qui montrent qu’une entreprise pourrait avoir besoin de mon offre maintenant, et où les repérer. 7. Les raisons qui pourraient les pousser à acheter. 8. Les principales objections qu’ils pourraient avoir. Construis ensuite une grille de notation, sous forme de tableau, pour évaluer un prospect selon 5 critères notés chacun sur 10, avec une courte justification par critère : adéquation avec ma cible, besoin potentiel, urgence, capacité à acheter, facilité d’accès au décideur. Calcule le score total sur 50. Indique clairement si le prospect est prioritaire (35 et plus), à travailler (20 à 34) ou à écarter pour l’instant (moins de 20). Termine par : - le portrait très précis de mon prospect idéal, en 5 lignes ; - 3 méthodes concrètes pour trouver ce type d’entreprises cette semaine : filtres LinkedIn Sales Navigator prêts à utiliser, mots-clés de recherche Google, annuaires ou sources sectorielles pertinentes. Donne des exemples précis, pas des généralités. Contraintes : ne présente aucune hypothèse comme un fait, sépare clairement les informations vérifiées des hypothèses commerciales. Appuie-toi uniquement sur les informations que je t’ai données. Réponds en français, ton professionnel et concret, sans anglicisme inutile.
P2.2Dresser le portrait du décideur (persona)Pour savoir à qui vous parlez vraiment
Tu es expert en vente B2B et en psychologie de l’acheteur. Mon offre : [offre] Mon client idéal : [secteur, taille, zone, issus du prompt précédent] Le décideur que je vise : [fonction, exemple : dirigeant, associé, directeur administratif et financier] Dresse le portrait de ce décideur sous forme de fiche, en puces courtes : 1. Sa journée type et ce qui occupe vraiment son esprit. 2. Ses 3 priorités professionnelles de l’année. 3. Ses 3 inquiétudes principales, celles qui l’empêchent de dormir. 4. Ce qu’il attend d’un prestataire comme moi, et ce qui l’agace chez les prestataires. 5. Les mots qu’il emploie pour parler de son problème. Je veux son vocabulaire, pas le mien. 6. Où il s’informe : médias, réseaux, événements, associations professionnelles. 7. Qui l’influence dans sa décision d’achat. 8. Le meilleur moment et le meilleur canal pour le contacter. 9. Les 3 arguments qui ont le plus de chances de le toucher, et les 2 qui le laisseront indifférent. Signale clairement ce qui relève de l’hypothèse. Termine par 3 questions que je devrais poser à un vrai décideur de ce type pour vérifier ce portrait.
P2.3Qualifier un prospect que vous avez identifiéÀ utiliser avec la recherche web activée
Voici une entreprise que j’envisage de prospecter : Entreprise : [nom] Site internet : [adresse ou informations] Activité : [informations] Interlocuteur : [nom et fonction] Voici mon offre : [offre] Voici ma grille de qualification : [collez la grille issue du prompt P2.1] Avant de répondre, si une information te manque pour qualifier ce prospect sérieusement, pose-moi la question. Si tu as accès à la recherche web, consulte son site et son actualité récente, et cite tes sources. Reformule en 2 phrases ce que tu as compris de cette entreprise et de mon offre. Analyse ensuite ce prospect et donne-moi, sous forme de tableau quand c’est pertinent : - sa note sur chaque critère de ma grille et son score total sur 50 ; - ses problématiques potentielles ; - les raisons pour lesquelles mon offre pourrait l’intéresser ; - les signaux d’achat éventuels, avec leur date et leur source ; - les objections probables ; - le meilleur angle et le meilleur canal pour le contacter ; - pourquoi je devrais le contacter maintenant plutôt que dans 3 mois, ou pourquoi attendre. Contraintes : ne présente aucune hypothèse comme un fait, sépare clairement les informations vérifiées des hypothèses commerciales. Réponds en français, ton professionnel et concret.
LinkedIn : choisir vos clients et constituer une liste à jour
LinkedIn est la plus grande base de données de décideurs, et elle est mise à jour par les décideurs eux-mêmes. Bien utilisé, c’est votre outil principal pour cibler, vous rendre crédible et ouvrir la conversation. Ce dossier se lit en trois temps : votre vitrine, votre sélection, votre liste.
Temps 1 : votre profil est votre vitrine
Avant de contacter qui que ce soit, sachez que la première chose que fera votre prospect est de regarder votre profil. Un profil qui parle de vous ne vend pas. Un profil qui parle de votre client donne envie de répondre.
Consultant IT indépendant | Freelance | Ouvert aux opportunités
Ne dit pas à qui il s’adresseJ’aide les cabinets comptables et d’avocats à se protéger d’une cyberattaque | Audit en 5 jours, plan d’action priorisé
Le client se reconnaît en une ligne- Photo : nette, visage visible, fond neutre. C’est la première preuve de sérieux.
- Bannière : votre promesse en une phrase, ou une photo de vous en intervention.
- Titre : « J’aide [cible] à [résultat] » plutôt qu’un intitulé de poste.
- Infos : le problème de vos clients, votre méthode, deux résultats chiffrés, comment vous contacter.
- Sélection : épinglez un cas client, un témoignage ou un guide utile.
- Recommandations : demandez-en trois à des clients satisfaits. Elles valent plus que tout ce que vous direz de vous.
PL.1Optimiser votre profil LinkedInVotre vitrine avant toute prospection
Tu es expert en personal branding sur LinkedIn pour les indépendants B2B. Voici mon profil actuel : Titre : [votre titre actuel] Section Infos : [collez votre texte actuel] Expériences principales : [résumé] Mon client idéal : [description] Ma promesse : [J’aide (cible) à (résultat) grâce à (méthode)] Mes résultats clients : [2 ou 3 résultats concrets] Réécris mon profil pour que mon client idéal comprenne en 5 secondes ce que je fais pour lui : 1. 3 propositions de titre de 220 caractères maximum, centrées sur le client et le résultat. 2. Une phrase pour ma bannière, de 8 mots maximum. 3. Une section Infos de 1 500 caractères maximum, structurée ainsi : le problème de mes clients, ce que je fais, comment je le fais, deux résultats concrets, comment me contacter. Première personne, ton humain, aucun superlatif. 4. 3 idées de contenus à épingler dans la section Sélection. 5. Un message court pour demander une recommandation LinkedIn à un client satisfait. N’invente aucun chiffre ni aucune référence. Si un résultat te manque, laisse un emplacement entre crochets.
Temps 2 : sélectionner vos clients sur LinkedIn
Une fois votre client idéal défini, vous le traduisez en filtres de recherche. Deux options existent selon votre budget.
Avec LinkedIn gratuit
- Tapez des mots-clés dans la barre de recherche, puis choisissez l’onglet « Personnes ».
- Ouvrez « Tous les filtres » : lieu, entreprise actuelle, secteur, relations (2e degré en priorité).
- Affinez avec une recherche booléenne dans le champ mots-clés ou titre (voir l’exemple ci-dessous).
- Ouvrez chaque profil, vérifiez qu’il correspond, puis notez-le dans votre fichier.
Suffisant pour démarrer avec 30 à 50 prospects, mais le nombre de recherches est limité.
Avec Sales Navigator
- Créez une recherche de prospects avec vos filtres : zone, secteur, effectif, fonction, niveau hiérarchique.
- Ajoutez les filtres de signaux : changement de poste récent, publication récente sur LinkedIn.
- Côté comptes, repérez les entreprises en croissance ou qui recrutent.
- Enregistrez vos prospects dans des listes et sauvegardez la recherche pour recevoir des alertes.
Payant. Vérifiez si une période d’essai est proposée et profitez-en pour construire vos premières listes.
| Ce que dit votre client idéal | Le filtre correspondant | Exemple pour Julien |
|---|---|---|
| Où ? | Zone géographique | Île-de-France |
| Quel secteur ? | Secteur d’activité de l’entreprise | Services comptables, services juridiques |
| Quelle taille ? | Effectif de l’entreprise | 11 à 50 et 51 à 200 salariés |
| Qui décide ? | Fonction, niveau hiérarchique, intitulé de poste | Associé, gérant, dirigeant, directeur administratif |
| Pourquoi maintenant ? | Changement de poste récent, publication récente, entreprise qui recrute | Cabinets qui recrutent un profil informatique |
| Est-il joignable ? | Relations de 2e degré, groupes en commun | Contacts communs avec ses clients actuels |
La recherche booléenne, expliquée simplement
Elle combine des mots avec AND (tous ces mots), OR (l’un ou l’autre) et NOT (exclure), avec des guillemets pour une expression exacte et des parenthèses pour regrouper. Exemple pour Julien, dans le champ titre :
("associé gérant" OR "expert-comptable associé" OR "avocat associé" OR dirigeant) NOT (stagiaire OR alternant OR étudiant)
Le prompt PL.2 écrit ces requêtes à votre place à partir de votre client idéal.
Comment trier ce que vous trouvez : la règle des trois paniers
Panier A
Correspond à votre client idéal et présente un signal d’achat. À contacter cette semaine.
Panier B
Correspond à votre client idéal, sans signal visible. À intégrer dans la séquence du mois.
Panier C
Correspond partiellement. À suivre via vos publications, sans démarche directe pour l’instant.
PL.2Construire vos recherches LinkedIn et Sales NavigatorTransformer votre client idéal en filtres prêts à l’emploi
Tu es expert en prospection sur LinkedIn et en LinkedIn Sales Navigator. Mon client idéal : [secteurs, taille, zone géographique] Les décideurs que je vise : [fonctions] Mes signaux d’achat : [liste issue de l’étape Cibler] Les profils à exclure : [exemples : stagiaires, concurrents, très grandes entreprises] Prépare-moi : 1. Les filtres à appliquer dans la recherche gratuite de LinkedIn (onglet Personnes, Tous les filtres), avec les valeurs exactes à saisir. 2. Les filtres à appliquer dans Sales Navigator, pour une recherche de prospects et pour une recherche de comptes, avec les valeurs exactes : zone géographique, secteur, effectif, fonction, niveau hiérarchique, intitulé de poste, et les filtres de signaux disponibles. 3. 3 requêtes booléennes prêtes à coller (AND, OR, NOT, guillemets, parenthèses) : une large, une ciblée, une centrée sur les signaux. Explique chaque requête en une ligne. 4. 5 recherches Google complémentaires pour trouver ces entreprises hors LinkedIn (annuaires, associations professionnelles, salons, presse locale). 5. La règle pour trier les résultats en 3 paniers : A à contacter cette semaine, B à mettre en séquence ce mois-ci, C à suivre sans démarche directe. Précise si un filtre nécessite Sales Navigator. Si tu n’es pas certain de l’intitulé exact d’un filtre, dis-le.
Temps 3 : constituer une liste de prospects avec des coordonnées à jour
Une liste de prospects vaut ce que valent ses coordonnées. Une adresse e-mail fausse fait rebondir vos messages et abîme la réputation de votre boîte d’envoi. Voici la chaîne à suivre pour obtenir des données fiables et datées.
- Préparez votre fichier avant de chercher. Un tableur ou un CRM gratuit suffit au début. Gardez toujours les mêmes colonnes (tableau ci-dessous) : c’est ce qui rendra votre liste exploitable par l’IA et par vos outils.
- Collectez les noms depuis LinkedIn. Enregistrez vos prospects dans une liste Sales Navigator ou notez-les dans le fichier, avec l’adresse de leur profil et le signal repéré.
- Vérifiez l’entreprise sur une source officielle. L’Annuaire des entreprises de l’État et Pappers indiquent le SIREN, l’effectif, les dirigeants et les éventuelles procédures collectives. Inutile de prospecter une entreprise en liquidation.
- Trouvez les coordonnées professionnelles. Les extensions comme Kaspr ou Lusha affichent l’e-mail et le téléphone depuis le profil LinkedIn. FullEnrich interroge plusieurs bases à la suite. Dropcontact retrouve et vérifie les e-mails professionnels à partir du nom et de l’entreprise.
- Validez avant d’envoyer. Ne gardez que les e-mails vérifiés, supprimez les doublons, uniformisez les noms et fonctions. Le prompt PL.3 vous aide à nettoyer et noter la liste.
- Datez chaque ligne. Les gens changent de poste souvent. Une colonne « date de vérification » et les alertes de changement de poste de Sales Navigator vous évitent d’écrire à quelqu’un qui est parti.
| Colonne | Pourquoi elle compte |
|---|---|
| Prénom, nom, fonction | Personnaliser le message et vérifier qu’il s’agit du décideur. |
| Entreprise, SIREN, effectif, ville | Vérifier la correspondance avec votre client idéal. |
| Profil LinkedIn | Retrouver la personne en un clic et suivre ses publications. |
| E-mail pro, téléphone | Rendre la prospection multicanale possible. |
| Signal d’achat | Donner la raison du contact. C’est la colonne la plus importante. |
| Score, panier | Décider dans quel ordre contacter. |
| Source, date de vérification | Savoir d’où vient la donnée et quand la rafraîchir (exigence RGPD). |
| Statut, prochaine action | Ne jamais oublier une relance. |
PL.3Nettoyer, compléter et noter votre liste de prospectsCollez votre liste exportée, sans données sensibles
Tu es assistant de prospection, rigoureux et méthodique. Voici ma liste de prospects au format tableau : [collez votre liste, une ligne par prospect] Voici ma grille de qualification : [collez la grille du prompt P2.1] Voici mes signaux d’achat : [liste] Fais les opérations suivantes et rends-moi un tableau propre : 1. Supprime les doublons et signale-les. 2. Uniformise les colonnes : prénom, nom, fonction, entreprise, ville, profil LinkedIn, e-mail, téléphone, signal, score, panier, source, date de vérification, statut, prochaine action. 3. Signale les lignes incomplètes ou suspectes : e-mail au format douteux, fonction qui ne correspond pas à un décideur, entreprise hors cible. 4. Attribue un score sur 50 à chaque prospect avec ma grille, en indiquant ce qui relève de l’hypothèse faute d’information. 5. Classe chaque prospect en panier A, B ou C. 6. Pour les prospects du panier A, propose en une ligne l’angle d’approche à partir du signal. N’invente aucune coordonnée et aucun signal. Si une donnée manque, écris « à compléter ». Termine par le nombre de prospects par panier et les 5 lignes à compléter en priorité.
Ce que dit la règle, en résumé
- En B2B, vous pouvez écrire par e-mail à un professionnel sans son accord préalable si votre message concerne sa fonction. Vous devez vous identifier clairement et lui permettre de ne plus être contacté, simplement.
- Indiquez dans votre premier message d’où vous tenez ses coordonnées et supprimez-les s’il le demande.
- Ne collectez que les données utiles à votre démarche et ne les gardez pas indéfiniment.
- N’achetez pas de fichiers dont vous ne connaissez pas l’origine.
- Les conditions d’utilisation de LinkedIn encadrent strictement les outils d’automatisation : un usage intensif peut entraîner la restriction de votre compte. Restez sur des volumes modestes et des messages réellement personnalisés.
Ces repères ne remplacent pas un avis juridique. La CNIL publie des fiches pratiques sur la prospection commerciale.
ContacterVotre assistant : le copywriter commercial
En une phrase : contactez peu de personnes, bien choisies, sur plusieurs canaux, avec une vraie raison de leur écrire maintenant.
Pourquoi la prospection multicanale
Un seul message, sur un seul canal, obtient rarement une réponse. Non pas parce que votre offre n’intéresse pas, mais parce que votre prospect était en réunion, en congés, ou qu’il préfère le téléphone à l’e-mail. La prospection multicanale consiste à combiner LinkedIn, l’e-mail et le téléphone dans une séquence courte et organisée. Chaque contact rappelle le précédent : au troisième, votre nom est familier.
Pour être vu, crédible et entrer en relation sans être intrusif.
Pour un message précis, que le prospect lit quand il a le temps.
Téléphone
Pour obtenir une réponse rapide et créer un vrai échange humain.
Contenu
Pour que vos prospects vous connaissent avant même votre premier message.
| Jour | Canal | Ce que vous faites |
|---|---|---|
| J1 | Vous visitez son profil et réagissez sincèrement à une publication récente. Il voit votre nom une première fois. | |
| J2 | Invitation, avec une note très courte qui mentionne un point commun, ou sans note. | |
| J4 | Premier message personnalisé, construit sur le signal d’achat. Moins de 80 mots, une question à la fin. | |
| J7 | S’il a accepté : un remerciement et une ressource utile. Pas de présentation commerciale. | |
| J9 | Téléphone | Appel court. Sur messagerie, un message vocal de 20 secondes, puis un e-mail d’une ligne qui y fait référence. |
| J11 | Apport de valeur : un cas client proche, un chiffre, une erreur fréquente dans son secteur. | |
| J15 | Commentaire pertinent sur une de ses publications, ou message vocal LinkedIn. | |
| J18 | Téléphone | Second appel, à un autre moment de la journée que le premier. |
| J21 | Message de clôture : vous proposez de refermer le sujet. C’est souvent celui qui obtient le plus de réponses. |
Les sept règles d’un message qui obtient une réponse
- Commencez par lui, pas par vous. La première phrase parle de sa situation, jamais de votre entreprise.
- Donnez la raison du moment. Le signal d’achat explique pourquoi vous écrivez aujourd’hui.
- Restez court. Moins de 80 mots pour un premier e-mail, moins de 300 caractères sur LinkedIn.
- Une seule idée par message. Un problème, une piste, une question.
- Prouvez sans vous vanter. Une référence proche ou un résultat chiffré suffit.
- Terminez par une question facile. « Est-ce un sujet chez vous en ce moment ? » plutôt que « Quand êtes-vous disponible pour une démo de 45 minutes ? »
- Bannissez les formules usées. « Je me permets », « Je reviens vers vous », « Suite à mon précédent mail » signalent un message envoyé en masse.
L’exemple de Julien : son premier e-mail
Objet : votre recrutement IT
Bonjour Maître Leroy,
J’ai vu que votre cabinet recrute un responsable informatique. C’est souvent le moment où les associés se demandent ce qui est réellement protégé aujourd’hui, avant l’arrivée de la personne. J’accompagne des cabinets de votre taille sur ce point précis, avec un état des lieux en 5 jours. Est-ce une question que vous vous posez en ce moment ?
Julien M.
Il commence par le prospect, cite un signal réel, ne prétend pas connaître un problème, et finit par une question à laquelle on répond par oui ou non. 68 mots.
Le téléphone, sans script robotique
Le téléphone fait peur à la plupart des techniciens. Pourtant, un appel bien préparé dure deux minutes et suit toujours la même trame en quatre temps.
- Qui je suis et pourquoi j’appelle, en une phrase.
- Le signal : « J’ai vu que… ».
- Une question ouverte pour vérifier si le sujet existe chez lui.
- Une proposition simple : un échange de 20 minutes, deux créneaux au choix.
Si la personne dit « je n’ai pas le temps »
« Je comprends, je vous appelle sans prévenir. Je vous propose de vous envoyer trois lignes par e-mail et de vous rappeler jeudi ou vendredi, qu’est-ce qui vous arrange ? »
Vous respectez son temps et vous obtenez une prochaine étape.
Le contenu : faire venir les prospects à vous
Publier une fois par semaine sur LinkedIn rend vos messages de prospection plus efficaces : quand votre prospect clique sur votre profil, il trouve des preuves de votre expertise. Trois formats simples fonctionnent bien pour un expert : le cas client raconté (problème, ce que vous avez fait, résultat), l’erreur fréquente que vous voyez chez vos clients, et le conseil pratique applicable en dix minutes. Commentez aussi les publications de vos prospects : c’est la forme de prospection la plus douce qui existe.
Ce que vous faites
Ce que l’IA fait pour vous
- Elle trouve l’angle d’approche à partir du site, du profil et de l’actualité du prospect.
- Elle rédige la séquence entière, canal par canal, en respectant vos contraintes.
- Elle propose plusieurs versions d’un même message pour tester ce qui fonctionne.
- Elle prépare votre trame d’appel et les réponses aux barrages.
- Elle transforme une mission terminée en publication LinkedIn.
Ce qui reste à vous : la relecture, l’envoi, et le ton. Un message que vous n’oseriez pas dire à voix haute ne doit pas partir.
Les outils
Conseil : envoyez vos 50 premiers messages à la main. Vous comprendrez ce qui fonctionne avant de l’automatiser.
Les prompts
P3.1Rédiger un message de prospection très personnaliséAtelier 3, à partir du signal d’achat
Tu es expert en prospection commerciale. Avant de répondre, si une information ci-dessous te semble incomplète ou trop vague pour rédiger un message crédible, pose-moi la question précise qui te manque avant de poursuivre. Je souhaite contacter ce prospect. Mon activité : [activité] Mon offre : [offre] Ma cible : [cible] Prospect : [nom, entreprise, fonction] Les informations que je connais sur lui : [informations] Le signal qui explique pourquoi je le contacte maintenant plutôt que dans 3 mois : [exemple : recrutement en cours, changement de poste, ouverture d’un site, nouvelle réglementation] Le problème que je pense pouvoir résoudre : [problème] Ma proposition de valeur : [valeur apportée] Rédige un message de prospection très personnalisé, en t’appuyant sur le signal pour justifier le moment du contact. Contraintes : - 80 mots maximum ; - ton humain et professionnel, vouvoiement ; - aucune formule commerciale générique, aucun jargon ; - ne commence pas par présenter mon entreprise, commence par le prospect ou sa situation ; - montre que le message n’est pas envoyé en masse ; - ne survends pas, ne prétends pas connaître un problème dont nous ne sommes pas certains ; - ne donne pas l’impression d’avoir espionné la personne ; - termine par une question simple qui facilite la réponse. Propose : 1. un e-mail, avec un objet de 5 mots maximum ; 2. une note d’invitation LinkedIn de 280 caractères maximum ; 3. une version très directe ; 4. une version plus relationnelle. Avant de me livrer la version finale, vérifie que chaque message respecte strictement toutes les contraintes, corrige si besoin, et ne montre que la version finale. Explique en une phrase pourquoi chaque approche pourrait fonctionner. Termine en m’indiquant laquelle tu enverrais en premier, et pourquoi.
P3.2Créer votre séquence multicanale sur 21 joursLinkedIn, e-mail et téléphone, prête à suivre
Tu es expert en prospection multicanale B2B pour les indépendants. Mon offre : [offre] Ma cible et mon décideur : [cible et persona] Le signal d’achat principal de ce segment : [signal] Une preuve que je peux citer : [référence client, résultat, chiffre] Une ressource utile que je peux offrir : [article, check-list, diagnostic gratuit, guide] Le temps dont je dispose pour la prospection chaque semaine : [temps] Construis une séquence de 9 contacts sur 21 jours, combinant LinkedIn, e-mail et téléphone, sur ce modèle : J1 visite du profil et réaction à une publication, J2 invitation LinkedIn, J4 premier e-mail, J7 message LinkedIn après acceptation, J9 appel, J11 e-mail d’apport de valeur, J15 commentaire ou message vocal LinkedIn, J18 second appel, J21 e-mail de clôture. Pour chaque contact, donne dans un tableau : le jour, le canal, l’objectif du contact, le texte prêt à envoyer (ou la trame pour les appels), et la variante si le prospect n’a pas accepté l’invitation LinkedIn. Règles : - chaque message apporte une raison nouvelle de répondre, jamais un simple rappel ; - e-mails de 80 mots maximum, messages LinkedIn de 300 caractères maximum ; - vouvoiement, ton humain, aucune formule du type « je me permets », « je reviens vers vous », « suite à mon précédent mail » ; - le message de clôture propose poliment de refermer le sujet ; - les champs à personnaliser sont entre crochets. Termine par : ce que je dois faire dès que le prospect répond, positivement ou négativement, et combien de prospects je peux mettre en séquence chaque semaine avec le temps dont je dispose.
P3.3Préparer votre trame d’appel et votre message vocalPour décrocher le téléphone sans appréhension
Tu es coach en prospection téléphonique pour des experts qui n’aiment pas appeler. Mon offre : [offre] Le prospect type : [fonction, entreprise type] Le signal d’achat que je vais citer : [signal] L’objectif de l’appel : obtenir un échange de 20 minutes. Prépare-moi : 1. Une trame d’appel en 4 temps, à dire en moins de 60 secondes : qui je suis et pourquoi j’appelle, le signal, une question ouverte, la proposition de rendez-vous avec deux créneaux au choix. Écris-la comme on parle, pas comme on écrit. 2. Les réponses à 5 situations : « Je n’ai pas le temps », « Envoyez-moi un mail », « Ça ne m’intéresse pas », « On a déjà un prestataire », et le barrage d’une assistante. Une ou deux phrases par réponse, sans insister lourdement. 3. Un message vocal de 20 secondes maximum, si je tombe sur la messagerie. 4. L’e-mail d’une ligne à envoyer juste après le message vocal. 5. 3 conseils pour que ma voix et mon rythme inspirent confiance. Puis propose-moi de jouer le prospect au téléphone pour que je m’entraîne, si je le souhaite.
P3.4Transformer une mission en publication LinkedInLe contenu qui fait venir les prospects à vous
Tu es expert en contenu LinkedIn pour les indépendants B2B. Tu écris de façon sobre, concrète, sans emoji et sans effets de manche. Voici une mission que j’ai réalisée : Le client (anonymisé si nécessaire) : [type d’entreprise] Son problème au départ : [problème] Ce que j’ai fait : [actions] Le résultat : [résultat concret] Ce que j’en retiens : [enseignement] Mon client idéal, à qui s’adresse ce post : [cible] Rédige 3 versions d’une publication LinkedIn de 1 200 caractères maximum : 1. Le cas client raconté : situation, déclic, action, résultat. 2. L’erreur fréquente que ce cas illustre, et comment l’éviter. 3. Le conseil pratique que mon lecteur peut appliquer en 10 minutes. Pour chacune : une première ligne qui donne envie de cliquer sur « voir plus », des paragraphes de 1 à 2 lignes, une question finale qui invite au commentaire, et aucun appel à me contacter trop appuyé. N’invente aucun chiffre. Indique laquelle tu publierais en premier.
P3.5Réécrire un message existant pour le personnaliserQuand vous avez déjà un modèle de message
Voici mon message actuel : [message] Voici les informations concernant mon prospect : [informations] Si ces informations sont trop minces pour personnaliser sérieusement, dis-le-moi plutôt que d’inventer des détails. Réécris mon message pour qu’il semble réellement écrit pour cette personne. Identifie les 2 informations les plus pertinentes à utiliser. Je ne veux pas donner l’impression d’avoir espionné la personne : le message doit rester naturel, sobre et crédible. Indique ensuite en 2 lignes ce que tu as changé et pourquoi, pour que je comprenne la mécanique et puisse la refaire seul la prochaine fois.
ConvaincreVotre assistant : le coach commercial
En une phrase : on ne convainc pas en parlant de sa compétence, mais en montrant au client qu’on a compris son problème mieux que personne.
Construire votre argumentaire de vente en cinq briques
Un argumentaire n’est pas une plaquette. C’est un chemin qui part du problème du client et qui arrive à une décision. Chaque brique répond à une question que le client se pose, souvent sans la formuler.
La brique 3 en détail : transformer vos caractéristiques en bénéfices
Les techniciens décrivent ce qu’ils font. Les clients achètent ce que ça change pour eux. La méthode CAB fait le pont : Caractéristique (ce que c’est), Avantage (ce que ça permet), Bénéfice (ce que le client y gagne, dans sa réalité).
| Métier | Caractéristique | Avantage | Bénéfice pour le client |
|---|---|---|---|
| Cybersécurité | Audit en 5 jours avec test d’intrusion | Repère les failles avant un attaquant | Vous évitez l’arrêt du cabinet et vous rassurez vos clients et votre assureur |
| Développement web | Site optimisé pour le mobile et le référencement | Mieux classé, plus rapide | Plus de demandes de devis sans payer de publicité |
| Audit énergétique | Relevé thermique et simulation | Identifie les pertes et les travaux prioritaires | Une facture de chauffage plus basse et des travaux financés au bon endroit |
Votre présentation en 30 secondes
« J’aide [cible] qui [problème] à [résultat], grâce à [méthode]. Par exemple, [preuve courte]. »
Julien : « J’aide les cabinets comptables et d’avocats qui craignent une cyberattaque à protéger leurs données et leur réputation, grâce à un audit en 5 jours et un plan d’action priorisé. Le dernier cabinet que j’ai accompagné a corrigé ses trois failles critiques en un mois. »
Le rendez-vous en cinq temps
Un bon rendez-vous commercial ressemble davantage à une consultation qu’à une présentation. Vous écoutez beaucoup plus que vous ne parlez, et vous ne proposez rien avant d’avoir compris.
| Type de question | Ce qu’elle révèle | Exemple |
|---|---|---|
| Situation | Le contexte actuel | « Comment sont gérées vos sauvegardes aujourd’hui ? » |
| Problème | Ce qui ne va pas | « Qu’est-ce qui vous inquiète le plus dans ce fonctionnement ? » |
| Conséquence | Le coût de ne rien faire | « Si vos dossiers clients étaient bloqués une semaine, que se passerait-il ? » |
| Décision | Qui décide et comment | « Qui d’autre que vous sera associé à cette décision ? » |
| Délai et budget | La faisabilité | « Avez-vous une échéance en tête ? Une enveloppe a-t-elle été prévue ? » |
Les objections : une bonne nouvelle déguisée
Une objection prouve que le client se projette. Celui qui n’objecte rien n’achète souvent rien non plus. Ne répondez jamais du tac au tac : suivez ces cinq temps.
| L’objection | Ce qu’elle cache souvent | La piste de réponse |
|---|---|---|
| « C’est trop cher » | La valeur n’est pas encore claire, ou le budget n’est pas le bon. | « Trop cher par rapport à quoi ? » Puis relier le prix au coût du problème. |
| « Ce n’est pas le moment » | Le problème ne semble pas urgent. | Revenir aux conséquences : « Que se passe-t-il si rien ne change d’ici six mois ? » |
| « On a déjà quelqu’un » | Satisfaction réelle ou habitude. | « Qu’est-ce qui fonctionne bien avec lui ? Et s’il y avait une chose à améliorer ? » |
| « Envoyez-moi une documentation » | Une façon polie de clore l’échange. | « Avec plaisir. Pour vous envoyer ce qui vous concerne, qu’est-ce qui compte le plus pour vous ? » |
| « Je dois en parler à mon associé » | Il n’est pas seul à décider. | « Bien sûr. Qu’est-ce qu’il voudra savoir ? Voulez-vous qu’on prévoie un court échange à trois ? » |
S’entraîner avec un prospect virtuel
C’est l’exercice le plus utile de tout le parcours. Vous demandez à l’IA de jouer un dirigeant sceptique, vous lui présentez votre offre, elle vous oppose de vraies objections, puis elle vous fait un débrief honnête. Avec le mode vocal de ChatGPT, Gemini ou Claude sur mobile, vous vous entraînez à voix haute, comme au téléphone.
Ce que vous faites
Ce que l’IA fait pour vous
- Elle traduit vos compétences techniques en bénéfices compréhensibles par un dirigeant.
- Elle recherche l’entreprise, son actualité et son interlocuteur avant le rendez-vous.
- Elle formule vos questions de découverte et anticipe les objections.
- Elle joue le prospect difficile et vous débriefe sans complaisance.
Les outils
Les prompts
P4.1Construire votre argumentaire de venteLes 5 briques, la méthode CAB et votre pitch de 30 secondes
Tu es coach commercial spécialisé dans l’accompagnement d’experts techniques qui doivent apprendre à vendre. Mon offre : [offre et prix] Mon client idéal et son décideur : [cible et persona] Les problèmes que je résous : [problèmes] Mes compétences et caractéristiques techniques : [liste] Mes preuves disponibles : [références, résultats, témoignages, certifications, années d’expérience] Mes concurrents ou les alternatives du client : [concurrents, faire en interne, ne rien faire] Construis mon argumentaire de vente sur une page, en 5 briques : 1. Le problème du client, formulé avec ses mots à lui. 2. Les enjeux : ce que coûte au client le fait de ne rien faire (argent, temps, risque, image), sans exagérer. 3. Ma solution : présente-la avec la méthode CAB dans un tableau à 3 colonnes (caractéristique, avantage, bénéfice pour le client), pour mes 5 principales caractéristiques. 4. Les preuves : classe mes preuves de la plus convaincante à la moins convaincante, et dis-moi celles qui me manquent. 5. L’étape suivante : ce que je propose concrètement au client pour avancer. Ajoute : - ma présentation en 30 secondes sur le modèle « J’aide [cible] qui [problème] à [résultat], grâce à [méthode]. Par exemple, [preuve]. » ; - 3 phrases qui expliquent pourquoi moi plutôt qu’un concurrent, sans dénigrer personne ; - les 3 mots techniques à bannir devant un dirigeant, et par quoi les remplacer. N’invente aucune preuve. Si une preuve manque, dis-moi comment l’obtenir.
P4.2Préparer un rendez-vous commercialAtelier 4, une fiche d’une page à relire avant d’entrer
Tu es mon assistant commercial. Avant de répondre, si une information ci-dessous te semble incomplète ou trop vague pour construire une fiche solide, pose-moi la question précise qui te manque avant de poursuivre. Je vais rencontrer un prospect. Mon activité : [activité] Mon offre : [offre] Entreprise du prospect : [entreprise] Interlocuteur : [nom et fonction] Les informations dont je dispose : [informations] Son score et son profil, si je l’ai déjà qualifié (facultatif) : [score et profil] Le message que je lui ai envoyé et sa réponse (facultatif) : [message et réponse] Mon objectif pendant le rendez-vous : [objectif] Prépare-moi une fiche de rendez-vous commercial, au format d’une page, en puces courtes, sans paragraphes, pour que je puisse la relire juste avant d’entrer. Structure-la en 7 parties : 1. Ce que je dois comprendre sur l’entreprise. 2. Les enjeux business probables de mon interlocuteur. 3. Les hypothèses de besoins à vérifier. 4. Les 10 meilleures questions de découverte, classées par type (situation, problème, conséquence, décision, délai et budget), avec les 3 prioritaires en premier si le temps est limité. 5. Les signaux qui pourraient révéler une vraie opportunité. 6. Les objections probables. 7. L’objectif que je dois obtenir à la fin du rendez-vous. Ajoute ensuite : - 3 erreurs à éviter ; - 3 éléments de mon offre à mettre en avant ; - 3 éléments qu’il vaut mieux ne pas présenter trop tôt ; - une phrase d’ouverture pour les 2 premières minutes, qui pose le cadre sans vendre. Ne transforme jamais une hypothèse en fait : indique clairement ce qui est vérifié et ce qui reste à confirmer sur le terrain. Ma priorité est de découvrir le besoin avant de vendre.
P4.3Préparer vos réponses aux objectionsPour ne plus être pris de court
Tu es coach commercial expérimenté. Mon offre : [offre et prix] Mon client type : [cible et décideur] Les objections que j’entends le plus souvent : [listez celles que vous connaissez] 1. Complète ma liste pour obtenir les 8 objections les plus probables pour mon offre, dont obligatoirement : le prix, le moment, le prestataire existant, la demande de documentation et la décision à plusieurs. 2. Pour chaque objection, donne dans un tableau : ce qu’elle cache souvent, la question à poser pour creuser, une réponse en 2 ou 3 phrases appuyée sur une preuve, et la question pour vérifier que la réponse a convaincu. 3. Applique la méthode en 5 temps : écouter, reformuler, creuser, répondre, vérifier. 4. Indique les 2 objections que je devrais traiter avant même qu’elles soient posées, et comment. Réponses naturelles, au vouvoiement, jamais agressives ni manipulatrices. Le but est d’aider le client à décider, pas de le forcer.
P4.4S’entraîner avec un prospect difficileSimulation de rendez-vous, idéalement en mode vocal
Tu vas jouer le rôle d’un prospect pour m’entraîner. Ton personnage : [fonction, exemple : dirigeant d’une PME de 40 salariés dans le secteur X] Son contexte : [situation de l’entreprise, ce qu’il a déjà essayé] Son humeur : sceptique, pressé, il a déjà été déçu par des prestataires. Mon offre : [offre et prix] Règles du jeu : - Tu restes dans ton personnage jusqu’à ce que j’écrive « fin de la simulation ». - Tu réponds comme un vrai dirigeant : brièvement, sans m’aider, sans révéler ton besoin si je ne pose pas les bonnes questions. - Tu me poses au moins 3 objections réalistes, dont une sur le prix. - Tu n’acceptes une prochaine étape que si ma découverte et mon argumentation sont convaincantes. Quand j’écris « fin de la simulation », sors du personnage et fais-moi un débrief honnête : 1. Une note sur 10 et la phrase qui résume ma prestation. 2. Ce que j’ai bien fait, avec des citations de mes réponses. 3. Mes questions mal posées ou manquantes. 4. Les moments où j’ai trop parlé ou présenté ma solution trop tôt. 5. Les objections mal traitées, avec ce que j’aurais pu dire. 6. Le manque de preuves éventuel. 7. La prochaine étape : était-elle claire et obtenue ? 8. Les 3 choses à travailler avant mon vrai rendez-vous. Commence la simulation : tu décroches ou tu m’accueilles dans ton bureau.
TransformerVotre assistant : l’assistant commercial
En une phrase : la vente se gagne souvent après le rendez-vous, par la qualité et la rapidité du suivi. L’IA vous fait gagner ces heures-là.
Les 24 heures qui suivent le rendez-vous
Un prospect qui reçoit le lendemain un compte-rendu clair, qui reprend ses propres mots et fixe la prochaine étape, se dit que vous travaillerez de la même façon pendant la mission. C’est votre premier livrable, et il est gratuit pour lui.
- Pendant le rendez-vous : prenez des notes, ou utilisez un outil de prise de notes après avoir demandé l’accord de votre interlocuteur.
- Dans l’heure : collez vos notes brutes dans le prompt P5.1. Vous obtenez le résumé, les besoins, les objections, la maturité de l’opportunité et le mail de suivi.
- Avant le lendemain midi : relisez, ajustez, envoyez le mail de suivi et notez la prochaine action dans votre fichier ou CRM.
La proposition commerciale
N’envoyez une proposition que si l’opportunité est mûre : besoin confirmé, décideur identifié, budget évoqué. Sinon, vous écrivez pour rien. Trois principes changent tout :
Ses mots, pas les vôtres
Reprenez les problèmes tels que le client les a formulés en rendez-vous. Il doit se reconnaître dès la première page.
Trois options
Une formule essentielle, une recommandée, une complète. Le client choisit entre vos options au lieu de se demander s’il achète.
Présentée, pas envoyée
Proposez un échange de 20 minutes pour la parcourir ensemble. Une proposition envoyée seule est souvent lue en diagonale.
Suivre vos opportunités dans un pipeline
Le pipeline est simplement la liste de vos affaires en cours, rangées par étape. Il vous montre d’un coup d’œil où agir. Un tableur suffit au début, un CRM gratuit dès que vous dépassez une vingtaine d’opportunités.
Conclure : demander la décision, simplement
Beaucoup de ventes ne se perdent pas, elles ne se concluent jamais : personne n’a posé la question. Repérez les signaux d’achat (le client parle de délais, de modalités, pose des questions du type « et si… ») puis aidez-le à décider.
- Le récapitulatif : « Nous avons vu que vous vouliez A, B et C, et la formule recommandée couvre les trois. On démarre début du mois prochain ? »
- Le choix : « Préférez-vous démarrer par l’audit seul, ou directement avec le suivi annuel ? »
- Le dernier doute : « Qu’est-ce qui pourrait encore vous retenir ? »
- La négociation : ne baissez jamais votre prix sans contrepartie. Réduisez le périmètre, demandez un engagement plus long, un paiement à la commande ou un témoignage en échange.
Relancer sans harceler
| Après l’envoi de la proposition | L’intention | Exemple d’approche |
|---|---|---|
| J+2 | Vérifier la bonne réception, répondre aux questions | Appel court : « Avez-vous pu la parcourir ? Un point vous semble-t-il flou ? » |
| J+7 | Apporter de la valeur | Un article, un chiffre ou un cas qui éclaire son problème. |
| J+14 | Poser une question précise | « Le démarrage en mars est-il toujours d’actualité de votre côté ? » |
| J+21 | Proposer de clore | « Je ne veux pas vous solliciter inutilement. Dois-je considérer que le sujet est reporté ? » |
Ce que vous faites
Ce que l’IA fait pour vous
- Elle transforme vos notes brutes en compte-rendu structuré en quelques secondes.
- Elle sépare ce que le client a dit de ce qui reste à confirmer.
- Elle rédige le mail de suivi et la proposition à partir des mots du client.
- Elle vous propose cinq façons de relancer, avec le bon délai pour chacune.
- Elle prépare vos réponses de négociation pour que vous ne cédiez pas sous la pression.
Les outils
Les prompts
P5.1Transformer le rendez-vous en actionsAtelier 5, à utiliser dans l’heure qui suit le rendez-vous
Tu es mon assistant commercial. Voici mes notes brutes après un rendez-vous client : [collez les notes ou la transcription] Mon entreprise : [activité] Mon offre : [offre] Mon objectif pour ce rendez-vous, fixé avant d’y entrer (facultatif) : [objectif] Avant l’analyse, reformule en 2 phrases ce que tu comprends du contexte de ce rendez-vous. Analyse ces notes et produis : 1. Le résumé du rendez-vous, 10 lignes maximum. 2. Les besoins identifiés, en séparant les besoins exprimés explicitement et les besoins potentiels à confirmer. 3. Les problèmes et les enjeux. 4. Les objections ou réserves. 5. Les critères de décision identifiés. 6. Les personnes impliquées dans la décision. 7. Le niveau de maturité de l’opportunité, noté sur 10 avec justification. Indique clairement si elle est prête à recevoir une proposition, ou si une étape de découverte supplémentaire est nécessaire. 8. Mon objectif était-il atteint ? Réponds par oui ou non, et pourquoi. 9. La prochaine meilleure action commerciale. 10. L’e-mail de suivi : 150 mots maximum, ton humain, aucune formule commerciale générique ; il reprend les points importants, montre que j’ai compris le besoin, rappelle les actions convenues et propose clairement la prochaine étape. 11. La proposition de relance : quand relancer, avec quel message, avec quel objectif. Termine par un verdict en une phrase : cette opportunité est chaude, tiède ou froide, et pourquoi. N’invente aucune information absente des notes. Lorsque quelque chose n’est pas connu, indique « à confirmer ».
P5.2Rédiger une proposition commerciale personnaliséeAtelier 6, seulement si l’opportunité est mûre
Tu es consultant commercial. Avant de répondre, si une information ci-dessous te semble incomplète ou trop vague pour construire une proposition crédible, pose-moi la question précise qui te manque avant de poursuivre. Le compte-rendu du rendez-vous (idéalement issu du prompt P5.1) : [notes ou compte-rendu] Mon offre : [offre, méthode, livrables habituels] Mes tarifs : [prix ou base de calcul] Construis une proposition commerciale personnalisée en 10 parties : 1. Le contexte du client. 2. Les enjeux identifiés. 3. Les objectifs. 4. La solution proposée. 5. La méthodologie. 6. Les livrables. 7. Les bénéfices attendus. 8. Le planning. 9. Le prix, présenté en 3 options (essentielle, recommandée, complète), en reliant toujours le tarif à la valeur ou au retour attendu pour le client. 10. La prochaine étape et la date de validité de la proposition. Important : ne fais pas de proposition générique. Reprends les mots et les problématiques employés par le client lorsque c’est pertinent. Ne promets aucun résultat que je ne peux pas garantir. Mets l’accent sur les résultats recherchés par le client plutôt que sur les caractéristiques de mon offre. Style direct et concret, sans jargon de consultant creux. Avant de me livrer la version finale, vérifie qu’aucune section ne contient de promesse de résultat non garanti, corrige si besoin. Termine par l’e-mail court qui accompagnera la proposition et propose un échange de 20 minutes pour la parcourir ensemble.
P5.3Relancer sans être insistantAtelier 6, cinq approches et le bon délai pour chacune
Tu es expert en suivi commercial. Avant de répondre, si une information ci-dessous te semble incomplète, pose-moi la question précise qui te manque. Le contexte de mon échange avec ce prospect : [contexte] Le dernier échange : [échange] La date du dernier échange : [date] Ce qui était prévu : [action] Je souhaite relancer sans être insistant. Propose 5 approches de relance différentes : - le rappel simple ; - l’apport de valeur ; - la question précise ; - la nouvelle information ; - la relance de clôture. Pour chaque message, indique à partir de quel délai depuis le dernier échange il devient pertinent de l’envoyer, et par quel canal. 60 mots maximum par message. Chaque message doit donner une vraie raison au prospect de répondre. Évite : « Je me permets de revenir vers vous », « Je voulais savoir si vous aviez eu le temps », « Suite à mon précédent mail ». Vérifie qu’aucun message ne contient une de ces formules avant de me les livrer. Termine en m’indiquant laquelle des 5 approches tu recommandes en priorité dans ce contexte, et pourquoi.
P5.4Préparer la conclusion et la négociationPour demander la décision sans brader votre prix
Tu es coach commercial spécialisé en négociation pour les indépendants. Le contexte de l’opportunité : [résumé, besoins, objections connues] Ma proposition : [options et prix] Mon prix plancher, en dessous duquel je refuse : [prix] Ce que je peux céder sans perdre d’argent : [exemples : délai, échelonnement, format, nombre de réunions] Ce que je pourrais demander en échange : [exemples : engagement sur 12 mois, paiement à la commande, témoignage, recommandation] Prépare-moi : 1. Les signaux d’achat à repérer pendant l’échange, et comment réagir à chacun. 2. 4 façons de demander la décision, adaptées à ce client : le récapitulatif, le choix entre deux options, la question du dernier doute, la date de démarrage. 3. Ma réponse si le client dit « c’est trop cher », en 3 temps : comprendre, revaloriser, proposer une contrepartie. Jamais de remise sèche. 4. Un tableau « si le client demande X, je propose Y en échange de Z » avec 5 lignes. 5. Le moment où je dois accepter de perdre cette vente, et comment le dire en préservant la relation. Ton respectueux, jamais de pression artificielle ni de fausse urgence.
RépéterVotre assistant : le copilote commercial
En une phrase : un client gagné n’est pas une fin, c’est le début de votre meilleure source de chiffre d’affaires : il rachète, il recommande, il témoigne.
Au-delà de la signature : la roue de la fidélisation
Vendre à un client existant demande beaucoup moins d’effort que de convaincre un inconnu. Pourtant, la plupart des indépendants terminent une mission et repartent prospecter à froid. La roue ci-dessous transforme chaque mission en source des suivantes.
Le calendrier de la relation client
| Moment | Ce que vous faites | Ce que vous y gagnez |
|---|---|---|
| Démarrage | Vous fixez par écrit les objectifs et la façon de mesurer le résultat. | Un résultat mesurable à la fin, donc une preuve. |
| Fin de mission | Bilan chiffré : avant, après, ce qui reste à faire. | Le client voit la valeur. Vous identifiez l’offre suivante. |
| Au pic de satisfaction | Vous demandez un avis Google ou une recommandation LinkedIn. | Une preuve publique réutilisable dans vos messages. |
| J+30 | Point rapide : est-ce que tout tient ? Demande de recommandation précise. | Des introductions chaudes vers des prospects qualifiés. |
| J+90 | Point de suivi et proposition de l’étape suivante. | Une vente additionnelle sans prospection. |
| Chaque année | Bilan annuel, actualité de son secteur, renouvellement. | Un client récurrent, donc un chiffre d’affaires prévisible. |
Demander une recommandation qui aboutit
« Qui connaissez-vous ? » n’obtient rien. Une question précise obtient des noms : « Vous connaissez sans doute d’autres associés de cabinets de votre taille. Y en a-t-il un ou deux à qui ce travail serait utile ? Je vous propose de leur écrire un message que vous n’aurez qu’à transférer. »
L’exemple de Julien : son escalier d’offres
Porte d’entrée : un diagnostic express d’une demi-journée. Offre cœur : l’audit complet en 5 jours. Suite logique : un contrat de suivi annuel avec un point trimestriel et une sensibilisation des équipes. Chaque client de l’audit se voit proposer le suivi au moment du bilan. Ses deux clients historiques, recontactés avec le prompt P6.2, deviennent ses deux premiers contrats annuels.
Votre routine commerciale : trois heures et demie par semaine
La régularité bat l’intensité. Mieux vaut trois heures et demie chaque semaine qu’une journée de prospection par trimestre. Voici une semaine type, à adapter avec le prompt P6.4.
| Jour | Action | Durée | Avec l’IA |
|---|---|---|---|
| Lundi | Revue du pipeline, choix des priorités de la semaine | 30 min | Analyse du pipeline, prochaines actions |
| Mardi | Recherche et qualification de 10 nouveaux prospects | 1 h | Qualification, signaux, angle d’approche |
| Mercredi | Envoi des messages de la séquence et appels | 1 h | Personnalisation des messages |
| Jeudi | Relances, suivi des propositions, un client existant recontacté | 30 min | Relances, messages de réactivation |
| Vendredi | Une publication LinkedIn et le bilan de la semaine | 30 min | Post, bilan chiffré |
Les cinq chiffres à suivre chaque vendredi
Nouveaux prospects entrés en séquence
Positives ou négatives
Obtenus dans la semaine
Envoyées ou présentées
Et le chiffre d’affaires associé
Automatiser, une fois que tout fonctionne à la main
L’automatisation accélère ce qui marche déjà. Elle n’améliore pas un message qui n’obtient pas de réponse. Quand votre routine est rodée, des outils comme Make, Zapier ou n8n relient vos applications entre elles. Exemple de scénario :
Ce que vous faites
Ce que l’IA fait pour vous
- Elle prépare vos bilans de fin de mission et vos demandes de témoignage.
- Elle segmente vos anciens contacts et trouve une vraie raison de reprendre contact.
- Elle identifie les ventes additionnelles logiques pour chaque client.
- Elle construit une routine qui tient dans votre temps disponible.
- Elle analyse vos chiffres de la semaine et vous dit quoi corriger.
Les outils
Les prompts
P6.1Faire le bilan de fin de mission et obtenir un témoignageLe début de la roue de fidélisation
Tu es expert en relation client pour les indépendants. La mission réalisée : [client, objectifs de départ] Ce que j’ai livré : [livrables] Les résultats mesurables : [avant, après, chiffres si disponibles] Ce qui reste à faire chez le client : [points ouverts] Mes autres offres : [offres complémentaires] Prépare-moi : 1. La trame d’un bilan de fin de mission d’une page : objectifs, actions, résultats, points de vigilance, recommandations pour la suite. 2. 3 questions à poser au client pendant le bilan pour mesurer sa satisfaction et faire émerger un nouveau besoin. 3. L’offre suivante la plus logique pour ce client, et la façon naturelle de l’évoquer sans forcer. 4. Un message court pour demander un avis Google ou une recommandation LinkedIn, avec 3 questions qui aident le client à rédiger (son problème au départ, ce qui a changé, à qui il me recommanderait). 5. Un message pour demander une recommandation précise vers 1 ou 2 personnes de son réseau, et le texte prêt à transférer qu’il n’aura qu’à envoyer. Ton chaleureux et professionnel, vouvoiement. N’invente aucun résultat.
P6.2Réactiver vos anciens clients et prospectsLe chiffre d’affaires le plus facile, souvent oublié
Tu es expert en réactivation commerciale. Voici ma liste d’anciens clients et de prospects sans échange depuis plus de 6 mois, anonymisée si nécessaire : [nom ou code, type d’entreprise, ce qu’ils ont acheté ou demandé, date du dernier échange, issue] Mes offres actuelles : [offres] Ce qui a changé chez moi depuis : [nouvelle offre, nouvelle compétence, nouveaux résultats, actualité réglementaire de leur secteur] 1. Segmente cette liste en 3 groupes : anciens clients satisfaits, prospects qui avaient montré de l’intérêt, contacts froids. 2. Priorise les 10 contacts à recontacter en premier, avec la raison. 3. Pour chaque segment, trouve une vraie raison de reprendre contact, autre que « prendre des nouvelles ». 4. Rédige un message de réactivation par segment : 70 mots maximum, ton humain, une question simple à la fin. 5. Propose l’offre la plus adaptée à chaque segment. N’invente aucune information sur ces contacts. Si une donnée manque pour personnaliser, indique-le entre crochets.
P6.3Identifier vos ventes additionnellesConstruire votre escalier d’offres
Tu es consultant en stratégie commerciale pour les indépendants. Mes offres actuelles et leurs prix : [liste] Mes clients actuels et ce qu’ils m’achètent : [liste] Les demandes que je refuse ou que je ne traite pas aujourd’hui : [exemples] Mes partenaires ou confrères complémentaires : [exemples] 1. Construis mon escalier d’offres en 3 ou 4 marches : porte d’entrée, offre principale, montée en gamme, suivi récurrent. Pour chaque marche : contenu, durée, fourchette de prix à valider, et le moment idéal pour la proposer. 2. Pour chacun de mes clients actuels, identifie l’offre suivante la plus logique et le bon moment pour l’évoquer. 3. Propose 2 idées d’offre récurrente (abonnement, contrat de suivi, maintenance) adaptées à mon métier. 4. Identifie les demandes que je refuse et qui pourraient devenir des recommandations rémunérées ou des partenariats. Sépare clairement ce qui est recommandé de ce qui reste une hypothèse à tester auprès de mes clients.
P6.4Construire votre routine commerciale hebdomadaireAtelier 7, votre système applicable dès lundi
Tu es désormais mon copilote commercial. Avant de répondre, si une information ci-dessous te semble incomplète, pose-moi la question précise qui te manque. Mon activité : [activité] Mon offre : [offre] Mes clients : [clients] Ma cible prioritaire : [cible et client idéal] Mon objectif commercial pour les 30 prochains jours : [objectif] Le nombre d’heures que je peux consacrer à la vente chaque semaine : [temps] Si tu as les résultats des étapes précédentes (client idéal, messages de prospection, fiche de rendez-vous, méthode de suivi, trame de proposition), utilise-les comme briques de cette routine plutôt que de repartir de zéro. Construis-moi une routine commerciale hebdomadaire simple et réaliste. Je veux savoir précisément : - quels prospects rechercher et combien ; - combien contacter, quand, et sur quel canal ; - quand relancer ; - quels clients réactiver ; - comment préparer mes rendez-vous et faire mes suivis ; - quelles tâches confier à l’IA et quelles tâches doivent rester humaines. Présente la routine sous forme de tableau, du lundi au vendredi, avec pour chaque ligne : jour, créneau horaire, action, temps estimé, prompt ou outil à utiliser. Vérifie que le total des temps estimés ne dépasse pas le nombre d’heures que j’ai indiqué. Si ça dépasse, arbitre et dis-moi précisément ce que tu as retiré et pourquoi. La routine doit être réalisable par un indépendant seul. Priorise les actions qui ont un impact direct sur le chiffre d’affaires. Termine par le principal risque que je n’applique pas cette routine dans le mois qui vient, comment le prévenir, et une phrase qui résume cette routine en une idée simple à retenir.
P6.5Faire votre bilan commercial du vendredi10 minutes pour corriger le tir chaque semaine
Tu es mon copilote commercial. Voici mes chiffres de la semaine : Prospects contactés : [nombre] Réponses obtenues : [nombre, dont positives : nombre] Rendez-vous obtenus : [nombre] Propositions envoyées : [nombre] Signatures : [nombre et montant] Clients existants recontactés : [nombre] Ce qui a bien marché : [exemples] Ce qui a coincé : [exemples] Les chiffres de la semaine précédente, pour comparaison (facultatif) : [chiffres] 1. Calcule mes taux de réponse, de rendez-vous et de signature, et compare-les à la semaine précédente. 2. Identifie l’étape de mon cycle où je perds le plus d’opportunités. 3. Donne-moi l’hypothèse la plus probable pour l’expliquer, en séparant fait et hypothèse. 4. Propose une seule correction à tester la semaine prochaine, précise et mesurable. 5. Liste mes 3 priorités pour lundi matin. Sois bref et direct : je veux pouvoir lire ce bilan en 2 minutes.
Les garde-fous : ce que vous déléguez, et ce qui reste à vous
L’IA rédige, vous décidez. Elle peut se tromper avec assurance, inventer un chiffre ou un nom. Votre crédibilité, elle, ne se délègue pas.
À déléguer entièrement
- Premiers jets de messages
- Comptes-rendus à partir de vos notes
- Mise en forme des propositions
- Recherche d’informations publiques
- Nettoyage de listes
- Questions de découverte
À déléguer à moitié
- Le message final : l’IA propose, vous ajustez
- La proposition : vous validez prix et engagements
- La réponse à un client mécontent
- Vos publications LinkedIn
À garder pour vous
- L’écoute pendant le rendez-vous
- Le prix et la négociation
- Toute promesse de résultat
- La relation et la confiance
- L’envoi : rien ne part sans relecture
Cinq réflexes de sécurité
- Vérifiez tout nom, chiffre, date ou actualité avant de l’utiliser dans un message.
- Anonymisez les données sensibles de vos clients avant de les coller dans un outil d’IA.
- Réglez les paramètres de confidentialité de votre compte, et préférez une offre professionnelle pour les données clients.
- Informez vos interlocuteurs avant d’enregistrer ou de transcrire un rendez-vous.
- Relisez chaque texte comme s’il était signé de votre nom. Parce qu’il l’est.
Lexique de la vente
- ICP (profil client idéal)
- Le type d’entreprise qui a le plus de chances d’acheter et de rester client.
- Persona
- Le portrait de la personne qui décide : rôle, priorités, inquiétudes, vocabulaire.
- Signal d’achat
- Un événement qui rend votre offre utile maintenant : recrutement, déménagement, réglementation…
- Prospect
- Une personne ou entreprise susceptible de devenir cliente, que vous avez identifiée.
- Lead
- Un prospect qui a manifesté un intérêt : réponse, formulaire, demande de rendez-vous.
- Qualification
- L’évaluation d’un prospect pour savoir s’il mérite votre temps maintenant.
- Prospection multicanale
- La combinaison organisée de plusieurs canaux (LinkedIn, e-mail, téléphone) pour un même prospect.
- Séquence
- La suite planifiée de contacts envoyés à un prospect sur une période donnée.
- Taux de réponse
- La part des prospects contactés qui vous répondent. Il mesure la qualité de vos messages.
- Découverte
- La phase du rendez-vous où vous posez des questions pour comprendre le besoin.
- Objection
- Une réserve exprimée par le prospect. C’est un signe d’intérêt, pas un refus.
- Argumentaire
- Le chemin logique qui relie le problème du client à votre solution et à ses preuves.
- Proposition commerciale
- Le document qui formalise votre offre personnalisée, ses livrables et son prix.
- Pipeline
- L’ensemble de vos affaires en cours, rangées par étape d’avancement.
- CRM
- L’outil qui centralise vos contacts, vos échanges et vos opportunités.
- Closing (conclusion)
- Le moment où vous demandez la décision au client.
- Vente additionnelle
- Proposer à un client une offre plus complète (montée en gamme) ou complémentaire.
- Social selling
- Utiliser les réseaux sociaux pour créer la relation et la confiance avant de vendre.
Votre plan d’action sur 30 jours
Une étape par semaine, une heure ou deux à chaque fois. Cochez au fur et à mesure : la jauge en bas de page suit votre progression.
Comprendre et cibler
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Convaincre, transformer, ancrer
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